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Change : La dépréciation du dinar empêche les bailleurs de fonds de financer les PME tunisiennes

Krimi khémaies

En partenariat, les bailleurs de fonds partenaires de la Tunisie, dont la Banque mondiale, la BERD et la BEI effectuent, régulièrement des enquêtes, pour identifier « les obstacles qui entravent l’environnement des affaires dans une cinquantaine de pays ».

Concernant la Tunisie, les résultats de cette enquête ont révélé que « 40% entreprises tunisiennes sondées citent la difficulté d’accès au financement comme le premier obstacle qui entrave leur développement ».

Selon Antoine Sallé de Chou, chef de bureau de la BERD en Tunisie, cette cause arrive « très  loin avant d’autres facteurs comme l’instabilité politique, la fiscalité et autres entraves ».

Le responsable qui s’exprimait dans le cadre d’une interview accordée au magazine l’Economiste Maghrébin, a ajouté que « ce taux est de loin supérieur à la moyenne  de la région Mena 11% ».

A l’origine de cette difficulté, les experts citent, traditionnellement,  au premier rang,  l’insuffisance des liquidités bancaires. Les banques étant sollicitées par le gouvernement pour financer le budget de l’Etat par le biais des Bons de trésor assimilables (AMT) refinancés au prix fort par la Banque Centrale de Tunisie (BCT)

Antoine Sallé de Chou cite une autre entrave, celle de la dépréciation du dinar par rapport aux fortes monnaies d’investissement et d’endettement, l’euro et le dollar.

Il estime que les entreprises tunisiennes boudent ou bouderaient les nombreuses lignes de crédit proposées par les bailleurs de fonds en raison du risque de change, voire du coût élevé de la couverture de change. 

« De nos jours, le prix du taux de couverture est à un niveau beaucoup très élevé pour rendre les crédits des bailleurs de fonds attractifs et intéressants pour les banques lesquelles ne peuvent pas les concéder aux PME », dit il.

Pour y remédier, les bailleurs de fonds et le gouvernement tunisien sont en train de réfléchir sur une solution qui pourrait satisfaire toutes les parties concernées.

 Pour le moment,  le problème de la couverture de change reste entier. Il empêche les bailleurs de fonds de jouer pleinement leur rôle de soutien aux PME.  A bon entendeur.

FIN

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