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Industrie phosphatière:Le pire est arrivé

Par: Krimi Khémaies

Par manque de compétence des gouvernants en place, l’industrie phosphatière vient de connaître le scénario catastrophe le plus craint depuis le déclenchement, en 2011,  des insurrections sociales dans le bassin minier.

Signe de la déliquescence de la situation, pour la première fois, le Groupe chimique tunisien (CGT) s’est trouvé dans l’obligation d’importer 60 000 tonnes d’ammonitrate sur trois tranches de 20 mille tonnes pour un coût estimatif de 45 millions de dinars.

Objectifs : subvenir en urgence aux besoins des agriculteurs en ce produit et assurer ainsi, le démarrage de la nouvelle saison d’ensemencement des grandes cultures, sachant que l’ammonitrate, communément appelée amonitre représente 90% des engrais azotés utilisés en Tunisie.  Il s’agit aussi de fournir le phosphate diammonique (DAP) et le super 45 qui sont des fertilisants nécessaires à la réussite de cette saison.

Cette décision assassine a été prise sous pression des agriculteurs, le 7 septembre 2020, par les lieutenants de l’économie du gouvernement Mechichi, en l’occurrence, le « super » ministre de l’Economie et des Finances, Ali Kooli,  la ministre de l’Agriculture, Aksa El Bahri, et la ministre de l’Industrie, Salwa Sghaier.

Il s’agit d’un crime perpétré à l’endroit du peuple tunisien et de ce pays qui a figuré,  depuis des décennies, parmi les premiers producteurs et exportateurs du phosphate et dérivés.

C’est de toute évidence un biomarqueur de l’impuissance de l’Etat central, de son irresponsabilité et de sa mauvaise gouvernance du dossier des industries non manufacturières. 

En principe, dans un Etat de droit qui se respecte, tous les responsables à l’origine de la dégradation de la situation dans les sites de production du phosphate et de sa transformation devraient être poursuivis en justice pour avoir failli dans leurs fonctions.

Malheureusement, au regard des scandales similaires qui ont eu lieu,  depuis l’accès, en 2011,  de l’Islam politique au pouvoir et son représentant la secte Ennadha, c’est l’impunité qui est la règle.

Les tunisiens qui continuent à croire en ce parti et à voter pour lui doivent assumer la responsabilité de leur choix et l’état de déchéance qui prévaut, actuellement,  dans le pays. Comme en témoigne de manière éloquente ce scandale d’importation de l’amonitre,  un produit que la Tunisie peut produire en grande quantité. A bon entendeur.

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